Grandes souffleries

Le LMFL compte de nombreuses souffleries  base vitesse (de 10m/s à 70 m/s) dont les 5 souffleries majeures décrites  ci-dessous.

La soufflerie L1 est une soufflerie de type Eiffel à hall de retour caréné. Sa section de veine est circulaire de diamètre 2,4 m. Sa vitesse maximale est de 70 m/s. Elle a bénéficié de mises à niveaux régulières et constitue, aujourd’hui, un moyen d’essai phare du département DAAA de l’ONERA. Elle présente une versatilité importante et un niveau d’équipement conséquent. Elle peut être configurée en veine circulaire fermée ou dodécagonale fermée avec accès optiques, en veine avec plaques de garde permettant de recevoir un profil 2D ou en veine ouverte. Différents dispositifs permettent de maintenir et d’orienter les maquettes ou les sondes (montage mât dessous, montage dynamique PQR, balance Monnin, portique robotisé, …)

La soufflerie L2 est une soufflerie à hall de retour, de section de veine rectangulaire (6 m x 2,4 m). Elle a bénéficié de mises à niveaux régulières et constitue, aujourd’hui, un moyen d’essai « bas coût » particulièrement adapté aux demandes industrielles mais utilisé aussi de plus en plus en aéronautique. Elle présente un niveau d’équipement conséquent du fait de la mutualisation des ressources avec la soufflerie L1.

La soufflerie verticale SV4, est une soufflerie basses vitesses, de type Eiffel, à veine ouverte de quatre mètres de diamètre et dotée d’un circuit de retour. Des rénovations ont été apportées au fil du temps. Dédiée à l’origine aux essais de vrilles libres de maquettes d’aéronefs, elle est devenue un outil essentiel à la prévision de la vrille des avions avant les essais en vol, à la prévision du comportement de l’avion aux très
grandes incidences, à l’étude des grandes manœuvres des sous-marins, à la stabilité d’engins tels que les parachutes ou les sondes. Les deux principaux dispositifs d’essais sont la balance rotative, qui est un moyen de simulation dynamique imposant au véhicule étudié une rotation continue, et le robot à câbles SACSO, capable de mouvoir une maquette légère dans la veine avec une grande dynamique, en contrôlant l’attitude ou les efforts

Cette soufflerie a été conçue spécialement pour l’étude de la couche limite turbulente par diagnostics optiques. Elle est unique de par ses dimensions (20m de long, 2m de large et 1m de haut). Elle permet d’obtenir une couche limite pouvant atteindre 30cm d’épaisseur pour des vitesses comprises entre 3 et 10 m/s avec des nombres de Reynolds basés sur l’épaisseur de quantité de mouvement pouvant atteindre 20 000. La veine d’essais présente la particularité d’être transparente sur toute la longueur et d'être régulée en température. Elle peut fonctionner en circuit ouvert ou fermé.

La veine d’essai permet d’intégrer des grilles de turbulence aux paramètres variables (échelle intégrale, intensité turbulente), offrant ainsi la possibilité de générer une large gamme d’écoulements turbulents incidents. Par ailleurs, elle peut accueillir différentes maquettes (corps épais, profilés ou modèles réalistes) pour produire des sillages variés et étudier leur épanouissement sur une distance importante. Cette polyvalence permet d’étudier finement le comportement des sillages turbulents, afin de répondre à des défis industriels, sociétaux et environnementaux

En savoir plus

LMFL a construit récemment une soufflerie à diphasique qui est aujourd'hui entièrement fonctionnelle. Avec une section d'essai de 6 m de long et une section transversale de 0,80 × 0,70 m2, ainsi que des vitesses d'entrée pouvant atteindre 17 m/s, elle permet d'étudier les profils aérodynamiques (avec des géométries 2D et 3D), les grilles génératrices de turbulence, les corps d'Ahmed et d'autres systèmes. De plus, le flux est contrôlé par un ensemble de moteurs qui, combinés à des grilles de turbulence homogènes et hétérogènes, peuvent également être utilisés pour générer différentes conditions d'écoulement. Cela inclut un cisaillement uniforme ou même une vitesse de flux libre pulsée. Des gouttelettes d'eau micrométriques peuvent être injectées soit depuis le plafond, soit depuis l'entrée de la section d'essai.